Portrait de Joyce Kettering, Growth Hacker chez Holaspirit et fondatrice de « Creative & Productive »

Portrait de Joyce Kettering, Growth Hacker chez Holaspirit et fondatrice de « Creative & Productive »

Temps de lecture : 3 min

Avec cet article, je démarre une série de portraits mensuels sur des personnes évoluant dans le growth, les startups, les side projects, le bizdev… J’aimerai présenter une diversité de profils et des parcours atypiques. Et idéalement des personnes encore peu connues dans l’écosystème.

Voici le portrait de Joyce que j’ai rencontré sur le slack de Growth Hacking France et qui m’encourage régulièrement à continuer mon blog.

Comment as-tu démarré dans le growth hacking ?

En fait, j’ai commencé à faire du growth hacking avant de savoir ce que c’était que le growth hacking quand j’ai monté ma boîte à l’arrache en 2017. J’avais quitté un taf bien stable et bien payé pour me lancer dans la musique sans trop réfléchir à tout ce que ça impliquait. Je me suis vite rendu compte que j’étais nulle pour me vendre du coup, j’ai « hacké » la vente et la croissance de ma boîte en allant chercher un partenariat avec une école de musique déjà bien établie. Cela m’a assuré du revenu récurrent assez rapidement et donc laissé le temps de bidouiller en toute liberté, sans trop de pression. J’ai pu apprendre à créer un site web WordPress, développer une stratégie SEO, mettre en place une newsletter et animer une communauté Facebook. Au bout de 2 ans, j’ai eu l’impression de plafonner, d’être allée au bout de ce que je pouvais accomplir seule. À ce moment là, j’avais zéro réseau de potes entrepreneurs avec qui discuter de mes problématiques ou avec lesquels j’aurais pu bosser sur des sideprojects. Du coup, j’ai commencé à réfléchir à différentes pistes pour regagner le monde du salariat. C’est à ce moment-là que j’ai connu Rocket School et que j’ai entendu parlé de growth hacking pour la première fois. À partir de là, j’ai fait le bootcamp Rocket, commencé une alternance et enchaîné sur un CDI assez rapidement.

Quelles sont les tâches ou projets que tu aimes le plus dans ton métier ?

La stratégie et la créativité : c’est hyper stimulant de chercher où se cachent mes cibles et comment je peux m’adresser à elles de façon originale (pour capter leur attention) et pertinente (pour garder leur attention).

La création de contenu : dans un monde de bruit permanent, plein de gens hyper compétents, c’est parfois intimidant de créer du contenu mais c’est aussi hyper gratifiant d’arriver à proposer des contenus de qualité qui restent pertinents sur la durée et apportent de la valeur aux prospects et clients.

Le bidouillage et l’automatisation : dans la lignée de la musique et de la création de contenu, j’aime bien bidouiller, tester des choses et construire des trucs. Il y a une satisfaction incroyable à partir d’une idée et à la transformer en truc concret.

Quels sont tes outils préférés ?

J’aime beaucoup PhantomBuster et lemlist, cocorico! 🐓
Mentions spéciales pour StoryChief, Webflow et WebScraper.
Sans parler de l’incontournable Google Sheets bien sûr. 🙂 

Quelles sont les ressources dont tu ne peux pas te passer ?
Mes potes, le Slack Growth France, le forum growthhacking.fr, YouTube, OpenClassrooms et CXL.

Qu’est-ce que tu a appris en growth qui a été un moment “AHA” ?

Difficile à dire. Le plus gros truc, je pense, c’est la même chose qu’en musique: tu penses que tu sais ce qui va marcher, mais en vrai tu ne sais pas. Quelques phrases qui m’ont marqué ces dernières semaines :

  • « Reading is good, action is better. » – Eric Ries dans The Lean Startup
  • « You can attract luck simply by telling people what you are working on. » – James Clear sur Twitter
  • « Landing page optimization is for babies. Retention optimization is for grown ups. » – David Arnoux pendant sa conf à Elite Camp 2016

Quel est l’accomplissement dont tu es le plus fière ?

Vendre 500+ cours en ligne en quelques mois grâce à l’audience de quelqu’un d’autre.

Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui démarre en growth ?

Sois à l’écoute, pose plein de questions et ingurgite un maximum de contenus, même si tu comprends pas tout, tout de suite. Ne fais pas aux autres, tes prospects et tes clients, ce que tu n’aimerais pas que l’on te fasse. N’essaye pas de tout automatiser tout de suite.

Quelles sont les personnes du métier qui t’inspirent le plus ?

Difficile à dire. Il y a plein de monde qui partage plein de trucs sympas. On va dire que les posts et contenus qui me parlent le plus et le plus souvent sont ceux de Quentin Durantay, Camille Besse, Brice Maurin et Benoît Dubos.

Un dernier mot, un side project, un conseil que tu souhaiterais partager? 

En musique comme en growth, j’ai rencontré plein de gens qui bossent en vase clos et n’avancent pas parce qu’ils ont peur, à tort ou à raison, qu’on leur pique leur travail et leurs idées. Cela peut marcher, mais j’ai quand même l’impression que les meilleurs musiciens et growths que je connais sont très très forts pour développer un réseau et collaborer.

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